Patarashca, hija de Tarapoto

Le restaurant la Patarashca propose une aventure au coeur des saveurs amazoniennes.
Dans cet établissement renommé, les produits de la jungle amazonienne péruvienne et les traditions culinaires héritées des différentes tribus locales et du continents européen fusionnent pour créer une sorte de syncrétisme culinaire. Elia García, la chef de la Patarashca s’attache à mettre en valeur et partager la gastronomie amazonienne.

En lisant cet article sur ce que ce restaurant propose, vous en apprendrez un rayon sur la cuisine amazonienne en général… Car selon Elia Garcia, la capitale culinaire de l’Amazonie est à Tarapoto…

Aji charapita

Aji charapita

Le ceviche péruvien revisité à l’amazonienne

Les ceviches proposés ont la même base que ceux de la côte péruvienne, à savoir le poisson, le citron vert, le sel et le piment, nommé aussi aji. A la Patarashca, on utilise le piment amazonien, l’aji charapita, et des poissons comme le paiche, la doncella (poisson demoiselle)

Les plats éminemment amazoniens

– La salade de chonta (coeurs de palmier présentés en longues et fines lamelles brillantes)
– Le plat mixte amazonien incluant la cecina (porc fumé avec des épices amazoniennes), le chorizo régional et le poulet braisé accompagnés de tacacho, banane plantain frite et écrasée, mélangée à de la graisse de porc.
– La patarashca, poisson avec son bouillon cuit à la braise dans des feuilles de bijao
– Les poissons cuit dans une feuille de bijao

Les juanes

Il en existe plusieurs sortes avec de multiples variantes locales. Cuisiné dans toutes les familles, et plus important encore lors de la fête de San Juan, je juanes est constitué de riz cuit avec des épices amazoniennes. disposé dans une feuille de bijao, il est ensuite fourré de différentes façons. Voici deux versions avec différentes garnitures que propose la Patarashca:

– Aji de gallina (curry de poule), à la chonta et au poisson Païche séché…
ninajuanes, avec un oeuf bâtu…

-la ninajuanes qui se fait avec un oeuf battu.

Les plats péruviens revisités à l’amazonienne

– Le riz Chaufa: un riz sauté chinois avec des produits comme la cecina, le chorizo local voir même des pâtes de cacao
– Epaule de porc à la sauce de cocona (un fruit de l’amazonie)
– Côtelettes à la sauce d’ananas ou de cacao

Les créations de la maison

– Roulé de poisson demoiselle à la cecina avec sauce de cocona
– Poisson demoiselle farci de de crevettes amazoniennes à la sauce d’aguaje (un autre fruit de l’amazonie)

Tacacho

Tacacho

Les accompagnements

– Bananes plantains encore vertes
– Le tacacho: banane plantain frite et écrasée, mélangée à de la graisse de porc
– Inguiri: babanes plantain vertes bouillies
– Maduros fritos: bananes plantain mûres frites
– Patacones: bananes plantains vertes frites et crocantes
– Frites de yuca ou de pommes de terre
– Pommes de terre ou yuca bouilli

J’ai goûté le “Païche a la Tarapotina”

Il est composé de:

– Poisson païche grillé: sa chaire est très ferme et ressemble presque à une viande blanche. Très cuit, il était légèrement frit jusqu’à avoir une couleur dorée des deux côtés.
– Maduros, c’est à dire bananes plantains mûres coupées en lamelles dans la longueur frites
– Tacacho, une boule de bananes plantains verte cuites sans leur peau sur le grill, écrasées grossièrement avec grand renfort de sel, d’aji no moto et de graisse de porc.
– Salade de chonta, on dirait des lamelles d’un plastique blanc, brillant et extrêmement fin… mais cela se mange et c’est excellent…c’est en fait du coeur de palmier, impossible à deviner au premier coup d’oeil.
– Citron vert
– Sauce liquide à base de mayonnaise, citron vert et huile d’olive

Paiche a la tarapotina

Paiche a la tarapotina

Revue personnelle

Honnêtement, c’est l’un des meilleurs poissons que j’ai mangé dans ma vie… Il était très simplement préparé, aussi l’on pouvait réellement sentir le goût de la chair et ressentir sa texture. Pourtant, au début je n’étais pas convaincue… encore un poisson de rivière fadasse! Hé bien non, ce poisson fait la différence… surtout par rapport au Tilapia, le poisson de rivière ou de lac très cuisiné dans la zone.
Par ailleurs, la salade de chontas est vraiment spéciale quand à sa texture, due aux lamelles très fines et très aériennes. le goût n’est pas prononcé mais la texture très intéressante en fait une salade très agréable… d’autant plus qu’il y a avec un avocat fondant excellent et une sauce (celle présentée sur le côté) qui se marie très bien avec ces ingrédients.

Ce plat incroyable et très fourni coûte 36 Soles, c’est à dire 10 Euros…

Bref, je recommande vivement ce restaurant à quiconque se rendrait à Tarapoto… Il est incontournable! (il faut dire qu’il a fait ma journée alors qu’elle a été remplie de paysages magnifiques, de plats typiques et de cuisine au feu de bois…!)

Par contre, un peu obsédés par l’idée qu’on les espionne, on ne peut pas garder la carte en main pour la dévorer des yeux après avoir commandé… enfin, pas trop longtemps, car c’est interdit par la maison!

Pratique

Rue Lamas 261, dans la rue des bars à deux blocs de la place centrale de Tarapoto

Site web de la Patarashca

Testé en Août 2015

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One thought on “Patarashca, hija de Tarapoto

  1. […] I really appreciated meeting a great cook giving value to local selva products in tradicional or innovative dishes : Elia Garcia de Reategui. Her contribution to amazonian cooking is really impressive and her fight to have the “cocina amazonica” recognized is worth it… from what I tried at her restaurant la Patarashca. […]

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